Les musiciens - Matériel de Philippe Grancher

Retour au portrait
Washburn J7

Washburn J7

Cette instrument au poids incroyable (impossible de jouer autrement qu'assis avec) est une 3/ 4 de caisse achetée au Canada. Elle est pour l'instant non importée en France. Idéale pour jouer du blues jazzy, ou des Shuffles la T. Bone, vous pouvez l'entendre sur l'album "Rock and Roll" (morceaux "T Bone please" et "You don't Know what love is"). Je l'utilise parfois en club, mais pas dans les autres concerts. Elle est montée en cordes 011, condition indispensable pour jouer dans l'esprit de cette guitare magnifique.





Gibson 356

Gibson 356

Cette guitare est un bijou que j’ai acheté aux Etats-Unis par internet. Comme quoi ça marche, car je l’ai payé un bon tiers moins cher qu’ Paris ! C’est ma guitare principale sur scène. Elle est assez difficile maîtriser au début car les changements de son et de grain sont très grands, selon qu’on pousse ou pas le contrôle de volume. Mais une fois qu’on a compris la bête, la qualité générale de cet instrument c’est du cinq étoiles !





Gibson 325 modifié

Gibson 325 modifié

J'ai acheté cette guitare en 1976 ; l'époque elle coûtait 5000 F, une somme énorme pour moi... Le modèle 325 n'est pas très répandu dans la gamme Gibson. Du reste, cet instrument avait de nombreux défauts, et je le fis modifier de fond en comble. D'abord, la prise jack était placé en façade, ce qui était peu pratique en concert. Je la fis déplacer sur la tranche de l'instrument, comme sur la plupart des modèles. Je fis ajouter un micro Gibson simple bobinage en position centrale, avec un sélecteur 5 positions ( micro 1 seul, micro 1 et 2, micro 2 seul, micro 2 et 3, micro 3 seul). Ensuite, je fis poser une touche large en simili écaille - en fait du plastique - sur les cases, la place des points de position (la si mi etc.) Je terminais par la gravure de mes initiales sur la case de Fa., ce qui était assez immodeste pour un blanc-bec de vingt ans. Au total, 3 luthiers dont les frères Jacobacci travaillèrent sur cette guitare. Le son en est très naturel, proche de l'acoustique. Elle a un défaut : elle est très dure jouer en bas du manche. Elle fut mon unique guitare durant des années, mais je ne l'utilise plus aujourd'hui en concert. Parfois pour le studio je la ressors. Dans les parties rythmiques en accord, ou en finger-picking, elle sonne majestueusement : on dirait un orchestre elle toute seule.





Gibson Lespaul Studio

Gibson Lespaul Studio

Cette guitare me fut offerte par ma femme en 1996 pour mes 40 ans. La Lespaul possède un sustain extraordinaire, très spécifique. Il faut sacrifier en revanche la rapidité des notes la qualité du son : le manche est gros, épais, et ne favorise pas ceux qui comme moi ont des petits doigts. En plus, elle pèse une tonne, ce qui en concert use l'énergie peu peu. Mais les sons valent le coup, sont très variés, et possèdent un grain unique. J'ai juste changé le protège pick, noir l'origine, par un modèle de type rétro blanc. J'utilise cette guitare sur l'album "Blues + Jazz = Rock and Roll"du début la fin. Ceci surprend les guitaristes, souvent étonnés qu'on obtienne des couleurs si variées et différentes avec un seul modèle. Le secret, mon avis, c'est les boutons de volume, qui procurent des changements de son énormes suivant la puissance utilisé.





Fender Télécaster Thin Line

Fender Télécaster Thin Line

Mon magazin de guitare favori Paris était "Guitar Palace", disparu aujourd'hui. Un jour de l'année 2000, j'y vais pour faire régler une autre guitare que je possède (une flying V Ibanez avec micros Seymour Ducan que je j'ai vendu depuis). Qu'est ce que je vois au mur ? Une réédition de la Thin Line !! Figurez-vous que je rêve depuis des années de ce modèle ; hélas les versions Vintage d'époque atteignent facilement les dix mille euros, ce qui les rend assez inaccessibles. La Thin Line est une Télécaster creusée - et non en bois massif comme les autres modèles - qui possède une ouïe. Les deux micros sont des PAF au son très gras, assez proche de certains modèles Gibson, mais avec le grain "métal" typique de Fender. J'essaie donc aussitôt cette réédition mexicaine. Le coup de foudre !! Le son ample et lyrique avec un manche Fender... Il faut vous dire que les manches Fender sont fréquemment plus faciles jouer que les autres, ce qui explique pourquoi la plupart des guitaristes véloces utilisent des stratos, d'ailleurs. J'ai donc acheté ma Thin Line le jour même, au grand desespoir de Fred Chichin (des Rita Mitsouko) qui voulait aussi l'acquérir, mais je ne le sus qu'après... J'ai enregistré mon troisième album, "Attack of the Atomic Guitar", qui est sorti en 2001, avec cette guitare, et je joue en concert avec également.





Amplis

Amplis

1222

La querelle entre ampli lampes et ampli à transistors est très ancienne chez les guitaristes. Moi j’utilise un ampli à transistors, et même à modélisation (un Line 6 Spider IV 75 Black). Je rappelle aux puristes qui font la moue qu’Albert King utilisait presque uniquement des amplis à transistors ! L’avantage pour moi est la fiabilité (mon précédent Line 6 a 14 ans de concert derrière lui et il marche exactement comme au premier jour), mais aussi le poids, et l’encombrement. En outre, les amplis à modélisation permettent de retrouver le même son quel que soit l’endroit et l’acoustique où on joue, ce qui est capital. Les amplis à lampes sont évidemment un peu plus précis mais ils présentent de nombreux inconvénients : ils sont fragiles, réagissent aux températures extérieures, peuvent s’arrêter de marcher en plein concert pour une raison ou une autre. Bref quand je joue, je veux être tranquille !





Retour au portrait